Dimanche 14 mars 2010
7
14
/03
/2010
13:25
3 semaines à Shanghai en février. Et quelques mots qui résument mes impressions : énergie, activité, goût de la vie, frénésie de consommation, inégalités
sociales
J’ai arpenté Shanghai en essayant de m’imprégner des habitudes locales: Déplacements en métro
bondé au petit matin 
au point de paniquer quelquefois à la correspondance de la Place du Peuple, (l’équivalent de la station « Châtelet » à Paris)
Déjeuner de midi avec une simple soupe de nouilles à 80 centimes d’euros , assise sur un tabouret
inconfortable dans un établissement ouvert à tous les vents .
Visite du sous-sol d’un grand magasin de la fameuse rue commerçante Nanjing Lu. Le sous-sol consacré aux promotions de produits made in China. Acheté un paire de sandales en cuir à 12 euros. La mondialisation au quotidien!
J’ai eu l’impression à Shanghai d’un rythme trépidant, accentué sans doute par la période du Nouvel An Chinois, qui incite les familles à la dépense.
Boites en carton rouge comme indispensables cadeaux aux
amis, familles en goguette, détendues, dépensières.
Et ce contraste avec d’une part, les migrants portant leurs ballots dans la ligne de métro, en direction de la gare. Très chargés à l’aller pour retourner chez eux, un peu moins au retour. Une mendiante, âgée, tendant la main tout en rampant à genoux sur le sol d’une rame de métro .Des vendeurs de pacotille, délogés par la police, à l’entrée d’un grand magasin.
Shanghai s’est mise sous la pression du compte
à rebours de l’Exposition Universelle. Les panneaux lumineux égrènent le nombre de jours avant l’événement de l’année. La ville est en travaux, poussiéreuse et bruyante. Elle se fait belle
pour le 1er mai.
« Haibao » La mascotte de l’exposition vient se dandiner dans le métro et se faire photographier avec les enfants.
Deux collégiennes cherchent des volontaires pour participer gratuitement à l’Expo, j’insiste pour me
faire photographier avec la pancarte
L’exposition …J’ai visité en février le site des pavillons nationaux (article daté du 22 février) .
Une ville dans la ville. Un chantier encore. J’ai eu l’impression que certains pavillons – dont celui des Etats Unis - étaient très en retard. Information confirmée par une annonce
officielle : 20 % des pavillons pourraient ne pas être prêts pour le 1er mai.
Pour ceux qui s’interrogent encore : Est ce que cela vaut la peine de venir spécialement à Shanghai pendant les 6 mois de l’Exposition Universelle ? Je réponds : oui.
Le thème d’abord : la ville durable, un sujet de préoccupation commun à l’Asie et à l’Europe. L’ampleur de l’Exposition : 184 pavillons.
Et puis il y a la ville de Shanghai ...

L’architecture de Pudong (le quartier d’affaires), les petites ruelles traditionnelles, les platanes de la concession française, le Bund, la lumière dans le ferry qui traverse le fleuve.
Et puis, pour la rencontre avec les Shanghaiens, des gens plutôt ouverts en direction du touriste étranger
Mais revenons à l’expo : Etes vous patient ? Accepterez vous de faire la queue plusieurs heures à l’entrée des pavillons ? Au pavillon de la Chine, cela risque d’être long .Les autorités ont fixé un quota
de 50 000 visiteurs quotidiens dans ce pavillon, qui sera sans doute l’un des plus fréquentés parce que obligatoire dans le programme «
basique » de la visite. Basique pour les Chinois mais probablement aussi pour les étrangers.
Les autres pavillons nationaux auront tous quelque chose à « vendre ». Mais, en ce début mars, je reconnais n’avoir aucune vision globale
sur les « incontournables ». Si les critères est l’originalité du bâtiment, on peut déjà
citer :
La Grande Bretagne
(photo ci -dessous,
l'oursin britannique )
L’Espagne, la Pologne, la Roumanie ...
J’avoue m’être davantage intéressée aux pavillons européens qu’aux autres, mais je promets d’explorer les autres continents à partir de
mai
Il faudra aussi tenir compte des mesures de sécurité. Portiques de détection comme dans les aéroports …
On y passera du temps … On marchera aussi beaucoup .Les 5 zones de l’Exposition sont réparties de chaque côté du fleuve, le Huangpu. Il y aura des bateaux pour faire la navette entre les 2 rives
mais ils "l'oursin" britnnique seront sans doute prises d’assaut. Devant le casse-tête des difficultés d’accès, certaines organisations ont préféré programmer des événements à l’extérieur de
l’Exposition. Ils sont au moins sûrs que les VIP ne resteront pas coincés à un contrôle !
Un mot sur la métropole lilloise, qui sera présente à Shnghai mais à l'extérieur du site de de l'Expo . Lille a choisi un ancien temple taoïste, transformé en galerie d’art (496 East
Nanjing Road) pour faire sa publicité pendant 2 mois. Je recommande le lieu, incroyablement
calme aux abords de la rue de Nankin
(2 photos ci-dessous)
Ne pas sous-estimer la barrière de la langue. Pour avoir moi-même souvent demandé mon chemin en essayant de prononcer le nom de la rue
correctement, je n’ai pas toujours été comprise. La jeune génération connait quelques mots d’anglais.
Les agents de circulation postés au carrefour (des civils, pas des policiers) sont de bonne
volonté. Mais rien ne vaut une adresse écrite en chinois ou un plan de la ville bilingue. Un
outil indispensable pour l’exploration en individuel
Attention aussi à la période. Les visiteurs qui choisiront les 2 mois d’été, juillet et août,
doivent s’attendre à de la pluie.
Personnellement, je n’imagine pas trop comment Shanghai va absorber la foule. Celle des 70 millions de visiteurs annoncés pendant ces 6
mois. Laissons-nous surprendre!